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BIOGRAPHIE

de Catherine BAAS

CV de Catherine BAAS

Intense Essence
Très jeune Catherine Baas perçoit les liens intimes qui unissent l'homme à la nature.
Visions de chênes-lièges aux racines jaillissantes, pareils à des réseaux souterrains ou aériens,
reliés par une force vitale à leur source.
Souvenirs de balançoires accrochées aux arbres et, qui la transportent encore haut sous les branchages.
Je pense souvent, confie-t-elle, à cette citation de l'ethnobotaniste Pierre Lieutaghi,
« les plantes sont là, témoin, suggestion, elles nous présentent une si complète altérité, qu'il est compliqué d'en déchiffrer les messages ».
La nature omniprésente dans l'œuvre de l'artiste,
porte également l'empreinte d'un long séjour effectué dans le Pacifique.
Une expérience sensuelle et initiatique, au contact d'une nature vierge qui a contribué à modeler son regard émerveillé.
« Sous ce climat, la terre, l'eau du lagon sont à la même température que votre corps,
il n'y a pas de barrière physique entre vous et l'environnement, l'évidence d'une osmose avec la nature s'est imposée.»
Traversées par les arbres ses sculptures à la puissance vitale, charnelle,
interrogent désormais le geste et la place de l'homme dans son environnement.
Une investigation du paysage qui donne au spectateur le sentiment d'être constitué de la même sève.
Après avoir « rêvé » ses créations, Catherine Baas les dessine.
L'approche graphique, spontanée et légère, est un préalable essentiel au dialogue instauré par l'artiste avec un lieu.

L'installation in-situ poursuit le trait. Le choix de matériaux simples
renforce l'humilité de sa démarche et renvoie le spectateur à la fragilité de sa condition
suggérant un lien sous-jacent, tellurique entre l'homme et l'arbre.
L'installation D'arbre en arbre  est une invitation au voyage.
La forme hélicoïdale se déploie, rouge sang, autour des arbres, hiératiques et porteurs de mémoire,
avant de se perdre dans notre imaginaire.

Entre silence et volupté, tout l'art de Catherine Baas procède de la révélation du caractère d'un lieu et de ce qui nous relie à lui.
Martine Francillon.

 

 

    Travaux d'étude:

  • 1988 Espace refuge

 

  • 1988 Resserrement murs

 

  • 1989 Cercle dans resserrement

 

  • 1990 Boule dans resserrement escalier Beaux Arts

 

  • 1990 La piscine / Grenoble / Installation In Situ à caractère éphèmère dans un espace public . Les matelas pneumatiques font basculer le lieu vers sa nouvelle destination : des logements éphèmères.

 

  • 1990 Tranche d'immeuble /Installation dans un Immeuble Privé

 

EXPOSITIONS / INSTALLATIONS
LAND ART

 

Travaillant depuis 20 ans sur les différents déploiements du corps dans l’espace,
elle est amenée à s’affirmer d’une part:

dans des réalisations in situ à grande échelle (création de sculptures pour le festival international des Jardins de Chaumont, centre d’art et d’essai sur le paysage de Lacroix Laval à Lyon, Cheminement de Sculptures à Gigondas…),

et d’autre part dans un travail intime et analytique de peintre en multipliant les champs d’exploration des corps (corps végétal, animal et humain).

Son approche « intime » révèle les difficultés de l’humain à s’adapter aux différents milieux et pressions extérieurs.

Les pressions spatiales ou sociales, loin de notre nature intérieure, sont ressenties parfois comme des cages, des carcans.


Pour explorer ces limites, elle met à l’épreuve son propre corps mais se tourne aussi vers l’univers animal et végétal, études qui élargissent son champ de vision.


Dans une attache de plante, une cavité de fruit, un geste animal, elle trouve un écho avec notre propre corps. Toutes ces morphologies du monde poussées par une vitalité sans cesse renouvelée, relèvent de la même force fragile. Comme si dans l’ordre du monde vivant, tout était tendu, relié par des fils ténus.
L’idée du corps comme un tout (corps humain, végétal, animal): éléments qui s’assemblent guidés par la même pulsion vitale.


Catherine Baas est, par le biais de ces recherches en dessin et peinture, amenée à s’affirmer à une autre échelle dans des réalisations in situ dans la nature.

 

Ce qui est troublant chez cet animal, 
au-delà de sa présence physique incontournable, 
ce sont ses positions, attitudes,  
ambigües dans le sens où elles paraissent habitées, humaines.
Chez l’homme, la puissance exprimée dans un geste, un dos, renvoie aussi parfois à une sensation animale.

 

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Catherine BAAS, 1 rue de la condamine 42220 St Julien Molin Molette France

telephone : 33.(0)6 61 04 15 30

mel:marie-catherine.baas-bancel@univ-lyon3.fr